Atelier de réception du spectacle

Mis en avant

I Hate Theater, I Love Pornography”, Zoukak Theatre Company

Nous avons débuté le temps d’échange par un jeu d’écoute consistant à compter ensemble jusqu’à 20, sans indications de qui prend la parole, et qui oblige pour être réussi à se mettre sur le même tempo, le même moment. (Si deux personnes parlent au même moment, il faut recommencer).J’ai ensuite pris le temps de rappeler ce qui était pour moi un atelier de réception : “Un temps d’échange horizontal, qui par des modes d’échanges “alternatifs” tente de casser les rapports verticaux d’une prise de parole habituelle : le fait que les plus à l’aise à l’oral, en anglais de surcroît, ceux ayant le plus de culture et de légitimité théâtrale soient ceux qui en temps normal monopolisent (malgré eux) le temps de parole.
L’idée est de créer un temps de connexion, permettant même de se sentir légitime à déchiffrer son ressenti (ce qu’un temps d’échange habituel peut empêcher, la question de la légitimité peut même empêcher de savoir soi-même ce qu’on a pensé du spectacle).”
Pour ce faire, l’atelier de réception doit organiser un temps d’échange évacuant la parole : Chacun des participants devait réfléchir à 3 mots dans sa langue natale que lui avait inspiré “I Hate, I Love”, éventuellement y ajouter une musique, des mouvements de danse, un rythme, un dessin. Nous nous sommes ensuite séparés en deux groupes de 4 , avec pour objectif de mettre en choisir collectivement 3 mots synthétisant les opinions et autour d’eux commencer à constituer une petite forme artistique à restituer à l’autre groupe.
Groupe 1 :
Le premier groupe a proposé une sorte de chœur de plus en plus anarchique.
En cercle, chacun à la suite, sur l’air d’”à vous dirais-je Maman” chantait une boucle en français, anglais, espagnol. Puis dans la continuité reprise de la première personne et départ en canon jusqu’à arriver à un résultat de plus en plus dissonant et chaotique. Ils commencent ensuite à se déplacer séparément dans la salle, avec l’intensité qui monte, qui monte, les paroles qui deviennent plus agressives, avant, sans concertation finir par progressivement redescendre à mesure que la fatigue monte. De mon point de vue : Cette proposition a synthétisé un cocktail d’émotions, d’énergies (le côté rituel du chant notamment) que diffusaient les Zoukak avec I Hate I Love. L’air d’”À vous dirais-je Maman” rappelle les chansons enfantines du spectacle, avec cette ironie si particulière. De plus, le groupe a décidé de se mettre à la place des acteurs qui déployaient une masse d’énergie (frapper sur le sol, chanter, souffler, pendant une vingtaine de minutes au début, une vingtaine au milieu).
Groupe 2 :
Après nous être arrêtés sur les termes inégalité et vérité et en tentant de représenter ces concepts avec comme base une chaise, nous avons décidé de créer un petit jeu
d’”inégalités”. Chaque participant disposait d’une chaise, pliable, les 4 participants tentaient d’abord de créer une structure avec les 4 chaises, mais constatant l’impossibilité de s’accorder se séparent. Début de la musique, début du jeu.
Les règles : chacun est assis sur une chaise, lorsqu’une personne assise clappe deux fois dans ses mains (d’un coup, à la suite, ou avec le clap d’une autre personne assise), les participants doivent changer de chaise et peuvent lorsqu’ils sont assis tenter de voler une deuxième, voire une troisième chaise.
Il est possible lorsqu’on dispose de deux chaises d’ouvrir la deuxième et d’intervertir simplement de position, mais les “sans-chaises” sont à l’affût.
La chaise ici représentait “une vérité / une voix”, qui lorsqu’elles sont accumulés (par un pouvoir, un état) constituent un pouvoir, et lorsqu’elle est perdue empêche de s’exprimer, d’agir (expliquant pourquoi sans chaise, le/la participant.e perdait son pouvoir de rotation).
Pour ceux ayant perdu la voix, il ne reste plus que des petits créneaux d’opportunité, risqués, dans lesquels il faut tenter de ruser pour retrouver sa voix.
Il s’agissait de mettre en lumière l’inégalité, le pouvoir, à travers l’ironie du jeu (Emma nous a fait remarquer que Zoukak employait le même registre).
Nous avons ensuite pris le temps d’expliquer les deux propositions, faire nos retours dessus et enfin revenir individuellement sur nos propres mots et leur place dans la proposition commune. Au terme de l’atelier, j’ai eu l’impression de savoir ce qu’avaient pensé les autres participants du spectacle, sans pour autant qu’à aucun moment un vrai temps d’échange organisé n’ait eu lieu.

Félix Vannarath

Les Rencontres YPAL 2022 à Reims

Mis en avant

Interview YPAL menée par Julia & Candice

Les membres de la communauté Young Performing Arts Lovers (YPAL) se sont retrouvés une fois de plus à La Comédie, Centre Dramatique National de Reims, pour s’immerger dans les spectacles de théâtre et de danse proposés par le FARaway- Festival des Arts à Reims. Ce week-end était placé sous le signe de l’étreinte de vieux amis et de nouvelles connaissances, explorant les thèmes de la démocratie, du climat, du tourisme, de la danse et des contes à travers et avec les autres, partageant des perspectives différentes sur des expériences familières. Cette année, nous avons demandé aux membres du réseau, nouveaux et anciens, comment ils voient la communauté et ce que l’avenir peut lui réserver.

Les Rencontres YPAL 2022 à Reims
© crédit photo : Julie Greffin, La Comédie de Reims

Le multiculturalisme, la diversité des perspectives et la solidité des liens sont au cœur de YPAL, comme l’ont confirmé nos entretiens. La passion commune pour le théâtre et les arts ainsi que l’ouverture d’esprit et l’authenticité des participants créent un sentiment immédiat de communauté, tandis que les nouvelles expériences et les nouveaux points de vue suscitent des réflexions, des conversations et des projets intéressants. Cela devient un espace sûr de libre échange, de créativité, de “clés pour qu’ils puissent donner en retour”, voire un héritage à chérir et à développer ensemble et par nous-mêmes à notre retour.

Ces liens transgressent les frontières et sont renforcés par la nouveauté des différentes cultures et manières de penser, d’aborder le théâtre. Ainsi, tous les membres voient comment cette rencontre construit un sentiment de communauté européenne, de respect et de solidarité. Le théâtre et les arts ouvrent un espace de discussion ouvert et de collaboration entre le public et les artistes sur des questions publiques qui peuvent inspirer l’engagement et l’activisme dans la démocratie. Ces expériences nous font ressentir ce que les autres vivent, cultivant ainsi la conscience et la sensibilité. De plus, il s’agit d’un projet artistique, social et politique qui traite essentiellement du tourisme culturel et de la durabilité.

Nous nous sommes donc demandé comment faire en sorte que davantage de jeunes amateurs d’art s’engagent dans une communauté aussi exceptionnelle. Certains ont souligné qu’il était bon que la communauté se développe naturellement, en encourageant les gens à inviter ceux qu’ils connaissent et qui partageraient l’esprit du programme, tandis que d’autres ont souligné qu’il serait bon de communiquer davantage sur les médias sociaux et peut-être de participer à des projets Erasmus afin de toucher plus de monde. D’autres ont eu l’idée d’en faire la promotion dans les universités, les théâtres, les autres festivals culturels et les endroits d’où viennent les participants. Il est certain que si les gens voyaient nos projets en cours, nos programmes et nos activités, beaucoup s’y intéresseraient en raison de leur accessibilité et de leur dynamisme.

Comment voient-ils l’avenir des rencontres ? La majorité des personnes interrogées ont répondu qu’elles souhaitaient que les rencontres soient plus nombreuses, plus longues et plus intenses, avec davantage d’ateliers, peut-être à des heures différentes, afin de pouvoir y participer davantage. En plus de l’augmentation de la durée du programme, beaucoup ont proposé des idées et des projets intéressants pour le faire évoluer. Certains ont suggéré d’organiser des programmes dans différentes villes, de multiplier les projets tout au long de l’année ou de créer ensemble une œuvre artistique à long terme. Garder le contact pourrait également se faire en ligne, sur le blog ou sur les médias sociaux, en partageant des critiques de spectacles que nous avons vus et ce sur quoi nous travaillons à la maison. D’autres ont mentionné la possibilité de discuter d’autres sujets, d’ateliers dirigés par les organisateurs, d’autres artistes, ou même de passer une nuit au moins à Paris.

Ils seraient également ravis de prolonger le projet par des résidences artistiques, de se réunir deux fois par an, ou de créer ensemble un projet à long terme sur le même sujet et d’organiser une exposition à la fin. Certains aimeraient voir des projets sur le partage de nourriture culturelle. Un participant a eu l’idée d’organiser un atelier sur la conscience du corps, l’écoute mutuelle et la création de liens dans le mouvement. Ils seraient également intéressés par l’apprentissage des coulisses du théâtre, la manière de l’organiser et le partage de l’expertise dans ce domaine.

Cela montre que YPAL est réalisé par l’engagement actif et la créativité des gens et qu’il évolue grâce à leur imagination. Ce qui ressort de tous ces entretiens, c’est que les participants attendent déjà le moment où ils pourront se retrouver et partager à nouveau leur enthousiasme et leur bonne humeur. Peut-être que le fait de laisser le programme se développer et de faire participer davantage de jeunes amateurs d’art permettra de préserver ce qui fonctionne si bien, tout en étant plus intense, plus diversifié, là où leur imagination collective les emmènera ensemble.

Julia et Candice

Les Rencontres YPAL 2022

Du 04.02 au 06.02.2022 lors de FARaway – Festival des Arts à Reims

Les préinscriptions sont ouvertes jusqu’au 14 novembre 2021 à 23h59 en cliquant ici.

La participation est gratuite. Les places de spectacles, la restauration, l’hébergement des non-rémois ainsi que leur frais de transport sont pris en charge.

Pour ceux qui viennent du département de : la Marne, l’Aisne, les Ardennes, l’Aube, la Haute-Marne ainsi que la région Île-de-France, tout est pris en charge à l’exception de frais de transport.

Pour plus d’informations, veuillez nous contacter : ypal@lacomediedereims.fr

Jalene Mbomba Mélia, Chargée des Rencontres 2022

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Les Rencontres YPAL reviennent à Reims en 2022 !

Nous vous avons manqué ? Vous aussi !

Après deux années sans se voir, nous vous annonçons que nous allons bientôt nous retrouver. La rencontre humaine est tout ce que nous avons espéré pour cette édition 2022 !

Nous sommes heureux de savoir que nous allons bientôt nous revoir et nous réunir le long d’un week-end afin de vivre ensemble des moments inoubliables. En effet, nous nous réjouissons de pouvoir nous retrouver en dehors de nos écrans du 4 au 6 février 2022.

Qu’est-ce qui a changé depuis les Rencontres 2021 ?

Pendant l’édition 2021, 60 participants étaient inscrits aux Rencontres YPAL. Parmi eux, nous avons eu des membres de la Compagnie Alter Ego (X) et ceux de la Compagnie Giant Wolf, des professionnels de la culture et étudiants. Ils devraient venir de quatre coins de l’Europe, et aussi du monde : Argentine, Belgique, Danemark, Espagne, France, Géorgie, Inde, Irlande, Italie, Suisse…

À la suite de la crise sanitaire, la Rencontre 2021 s’est très vite transformée à une rencontre virtuelle qui s’est tenue sur la plateforme Zoom avec 22 participants âgés de 18 à 30 ans de 5 nationalités différentes : Belgique, Espagne, France, Irlande et Italie. Cela a donné lieu à des ateliers, la diffusion d’un spectacle, une rencontre artistique…  

Et pour les Rencontres 2022 ?

Nous nous retrouvons du 4 au 6 février 2022 au FARaway – Festival des Arts à Reims.

Quelques rendez-vous ponctuels pourraient se tenir avant et après ce week-end du festival dans le but de vivifier le réseau ainsi que notre Rencontre de cette année.

Ces Rencontres YPAL existent grâce au soutien de La Comédie de Reims, Centre Dramatique National et du FARaway – Festival des Arts à Reims . Ce dernier rassemble 7 Institutions Culturelles de Reims : La Cartonnerie, Césaré, La Comédie de Reims, Le FRAC, Le Manège, Nova Villa ainsi que l’Opéra de Reims.

Nous souhaitons faire de cette Rencontre YPAL 2022 un moment de retrouvailles où nous devons tous avoir le sens du contact.

Où s’inscrire ?

Maintenant que tout a été dit, nous espérons vous revoir aussi nombreux que d’habitude.

Les inscriptions en ligne ouvrent prochainement…

La participation est gratuite. La Comédie de Reims prend en charge les places de spectacles, la restauration, l’hébergement des non-rémois ainsi que le frais de transport.

N.B : La Comédie de Reims ne prend en charge le frais de transport de ceux qui viennent du département de : la Marne, l’Aisne, les Ardennes, l’Aube, la Haute-Marne ainsi que la région Île-de-France.

 Pour toute autre information, veuillez nous contacter sur l’adresse :  ypal@lacomediedereims.fr

Jalene Mbomba Mélia, Chargée des Rencontres YPAL 2022 et Anne Goalard, Présidente de l’association YPAL.

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NOUVEAUTE 2021 : Réunions Zoom YPAL !


Collégialité est le mot d’ordre des Rencontres YPAL 2021

Nous organisons un mercredi toutes les 3 semaines une réunion ZOOM YPAL à 18h45.

Ces réunions nous permettent de travailler ensemble à l’élaboration des Rencontres 2021, de son programme, des ateliers, ainsi que des avancées dans le réseau YPAL.

La co-élaboration est à notre sens, fondamentale pour le futur du réseau YPAL et des Rencontres.

  • – Un ordre du jour est envoyé une semaine avant chaque réunion, qui peut être modifié selon les retours de chacun.
  • – Un compte rendu est envoyé une semaine après chaque réunion.

Dates des prochaines réunions :

  • – Mercredi 4 Novembre 2020 18h45.
  • – Mercredi 25 Novembre 2020 18h45.
  • – Mercredi 16 Décembre 2020 18h45.

Si vous souhaitez participer à ces réunions : contactez ypal@lacomediedereims.fr

Nous espérons vous retrouver nombreux,

Félix Vannarath


Young Performing Arts Lovers, Rencontres YPAL, Nouveautés 2021 : c’est quoi et comment nous rejoindre ?

Si vous commencez la lecture de cet article, c’est que:

Vous êtes déjà un YPAL, un.e ami.e vous a parlé du réseau, votre journée a été marquée par une de nos affiches, vous avez reçu un de nos appels à participation, vu un de nos posts sur les réseaux sociaux et/ou que les termes YPAL, Rencontres de Reims vous intriguent…

Nous vous souhaitons tout d’abord bienvenue et une bonne lecture !  

Cet article a pour vocation de vous présenter le réseau Young Performing Arts Lovers, et ses Rencontres YPAL, et vous inscrire aux Rencontres YPAL 2021 de Reims.


Sommaire

Le réseau YPAL : qu’est-ce que c’est ?

C’est quoi les Rencontres YPAL ?

Quelles nouveautés pour l’édition 2021 ? 

Et pour s’inscrire, on fait comment ? 


    Le réseau YPAL : qu’est-ce que c’est ? 

Initié en 2009 par Anne Goalard dans la dynamique du festival Reims Scènes d’Europe, le réseau YPAL : Young Performing Arts Lovers est un réseau de jeunes européens unis par un même intérêt pour les arts de la scène.

Le Réseau YPAL se fonde sur la multiplicités des parcours individuels et l’échange interculturel communs à l’Europe et aux arts de la scène pour faire naître dialogues et convivialités entre jeunes de tous horizons. 

YPAL est structuré par des temps de Rencontres YPAL, qui se veulent être des propositions novatrices où la place du jeune spectateur est questionnée. Lors de ces Rencontres YPAL le jeune spectateur n’est pas une simple cible d’actions culturelles, c’est l’acteur de sa relation avec les arts de la scène. 

Les YPALs participent ainsi à l’élaboration des Rencontres YPAL, de la programmation du week-end  à la création d’ateliers et à l’animation des débats.


D’accord, mais c’est quoi les Rencontres YPAL ?

Les YPALs sont des amateurs, des artistes ou des accompagnateurs d’artistes qui se retrouvent chaque année pour les Rencontres YPAL de Reims (et ponctuellement dans d’autres villes européennes : Madrid en 2019, Stuttgart en 2015, Hambourg en 2010-11-12, Bruxelles en 2011-12, Turin, Malmo, Sarajevo …).

Ce sont 3 jours de spectacles, d’échanges de jeunes de différents horizons, d’ateliers de réception, de temps de rencontre avec les artistes, de convivialité : 

Les YPALs sont invités à s’investir dans des échanges interculturels, après avoir assisté à des spectacles ensemble :

  • – pour confronter et mettre en commun leurs expériences de spectateurs, leur vision de l’actualité et de la place de l’art vivant,
  • – pour débattre sur la place et le rôle de la création dans nos sociétés contemporaines,
  • – pour inventer des nouveaux formats de rencontres entre spectateurs, artistes, accompagnateurs d’artistes, institutions culturelles et décideurs politiques, 
  • – pour inventer de nouveaux types d’expériences artistiques. 

Les ateliers de réception de spectacle, élaborés par et pour les YPALs sont le cœur des Rencontres YPAL

Ces rencontres de Reims existent grâce au soutien de la Comédie de Reims, Centre Dramatique National et sont accueillies au sein du festival FARaway- Festival des Arts à Reims, qui rassemblent 7 institutions culturelles de Reims (La Comédie, La Cartonnerie, Césaré, le FRAC, le Manège, Nova Villa, l’Opéra).

51 YPALs de 9 nationalités différentes (France, USA, Suisse, Espagne, Italie, Grèce, Belgique, Irlande et Danemark), âgés de 18 à 30 ans ont participé aux Rencontres 2020.


Quelles nouveautés pour l’édition 2021 ? 

L’édition 2021 aura lieu du 5 au 7 février 2021 à Reims et permettra d’insuffler un renouveau dans le réseau et dans le format des Rencontres YPAL

10 ans d’existence amènent à interroger le coeur des Rencontres YPAL.

En quoi le fait de voir des spectacles ensemble et d’en débattre, qu’on ait une petite ou une grande expérience de spectateur, qu’on ait eu accès à un théâtre très contemporain ou plus académique, qu’on vienne de Pologne ou d’Italie, qu’on soit engagé dans une recherche artistique ou qu’on soit étudiant en mathématiques, soit productif ? 

Les ateliers de réception sont le socle du réseau, le terreau sur lequel les participants sont invités investir et partager des intérêts artistiques, politiques, sociaux, professionnels, personnels…

Nous souhaitons faire des Rencontres YPAL 2021 non pas le coeur de l’activité du Réseau mais l’aboutissement d’un travail annuel de préparation amenant ensuite à ces temps d’échanges. 

Les participants élaborent le programme de ces Rencontres et les ateliers via des réunions Zoom régulières.

Un journal dédié à l’édition 2021 permettra de concrétiser et diffuser le travail des YPALs et rassemblera les comptes-rendus, témoignages, interviews et jeux réalisés par les YPALs lors de ce week-end.

Les Rencontres de Reims peuvent ainsi être un exemple pour l’organisation d’autres manifestations en Europe. 


Et pour s’inscrire, on fait comment ? 

Tu connais maintenant YPAL et les Rencontres ! (si tu as bien lu ce petit article !) 

Alors si tu souhaites t’investir dans le réseau YPAL et participer aux Rencontres 2021 du 5 au 7 Février, inscris-toi en cliquant sur ce lien : 

La participation est gratuite. La Comédie de Reims prend en charge les places de spectacles, la restauration, l’hébergement des non-rémois et une partie des frais de déplacements, alors pourquoi hésiter ? 

Si tu as la moindre question n’hésites pas à nous contacter sur l’adresse : ypal@lacomediedereims.fr

Nous avons hâte de te rencontrer aux Rencontres 2021 !

Félix Vannarath, Chargé Rencontres YPAL 2021 et Anne Goalard, Présidente de l’association YPAL



YPAL Meetings 2020

New year, new name : Reims scènes d’Europes becomes FAR AWAY Festival !

Save the date : YPAL meeting in Reims the 31rd january, 1st and 2nd february

FAR AWAY Festival is welcoming us from the Friday night to the Sunday for an incredible week-end full of shows, debates, workshops, great people and most important smiles!

Ballet d’intérieur – Par Lise Ramambason

Dans le cadre du festival de Reims Scènes d’Europe, le chorégraphe Clément Layes nous invite, dans sa pièce L’Eternel retour, à jeter un œil par la fenêtre d’une étrange maison où s’entrecroisent les personnages décalés et poétiques d’un ballet du quotidien.

          Workshop au Manège de Reims

« Ding. »

Une femme entre. Elle s’assoit, se relève promptement, sifflote quelques notes de « Summer Time ». J’ai déjà un sourire aux lèvres. Elle a ce comportement attachant des personnes un peu anxieuses ou perfectionnistes qui reçoivent du monde chez eux. Dans ses mouvements saccadés, dans ses éclats de rires un peu trop vifs, je revois ma mère qui prépare la maison pour une grande réception. Elle tapote un cousin, lisse les plis du couvre-lit. La scène est prête, le spectateur peut y entrer.

« Viens voir ! »

L’invitation est explicite. Une double injonction qui semble s’adresser autant aux danseurs qui attendent patiemment de faire leur entrée, assis sur des bancs des deux côtés de la scène, qu’aux spectateurs qui se font peu à peu entraîner par l’entêtante chorégraphie. Je me laisse prendre au jeu, attentive aux moindres pas des danseurs d’intérieurs, je ne quitte pas pour autant des yeux les danseurs d’extérieur. Assis, immobiles sur leurs bancs, ils assistent, spectateurs de leur propre spectacle, au ballet qui se danse entre les quatre murs en carton. A tout moment l’un d’eux se lève, enfile son costume, attrape un accessoire et entre en scène.

«Youhou»

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La Tristura fait son cinéma – Par Agathe Bonnefoy

Dans le cadre du festival Reims Scènes d’Europe 2018, la compagnie espagnole La Tristura présente pour la première fois en France sa dernière création Ciné. Conviés à cet événement, les YPALs nous donnent leurs avis sur la pièce éclairante et émouvante.

Cine – La Tristura

 

Au bocal de la Comédie, on rejoint les membres YPAL après la représentation. Décontractés, ils sont installés sur des sofas ou à même le sol. Ils grignotent, mangent et échangent entre eux avant de rejoindre l’after pour une soirée mouvementée. Ils nous confient leurs opinions sur la pièce.

 

 

Léna est membre des YPALs depuis l’année dernière. Elle a fait un master en Politiques et Gestion de la Culture en Europe à l’Université Paris VIII. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle a pensé de Ciné, elle répond que c’était « poétique » notamment grâce aux lumières, qui conféraient à la pièce une dimension « irréelle alors que c’était réel ». Quant au thème abordé – les bébés volés en Espagne sous la période franquiste – elle trouve le sujet « bien amené ». Néanmoins, elle note qu’elle était « presque déçue de l’apprendre dans le programme de salle », puisque comme beaucoup, elle n’était pas au courant de cette affaire. L’une des caractéristiques de cette pièce était l’utilisation du casque audio dont chaque spectateur se munit pour entendre les sons et les voix des artistes en scène. Léna se dit « mitigée car cela permet l’immersion mais ce n’était pas indispensable ».

Le lendemain, les YPALs rencontrent le créateur de la pièce Ciné, Celso Giménez, accompagné de son assistante Violeta Gil. Les échanges, discrets au début, se font en anglais et en espagnol. Au fur et à mesure de la séance, les langues se délient et les questions fusent. Les sujets de conversations sont divers : Comment travailler avec des enfants sur scène ? Qu’est-ce que l’Europe ? Les avis des YPALs quant à la pièce divergent « It was simple and beautiful » ou « I enjoy it but more like a movie », chacun livre son opinion.

[INTERVIEW] Continuer la lecture

Retour sur le spectacle chorégraphique TO DA BONE – Par Juliette Fressonnet

En images : https://www.youtube.com/watch?v=G19hUqUR-vY

C’est dans le cadre du festival d’Europe de Reims, un mercredi 14 février – jour pourtant consacré aux amoureux – que TA DA BONE bouscula nos cœurs d’un saut énergique. Une Horde de onze danseurs foula le sol du Manège de Reims pour raconter, en jean et basket, la naissance du jumpstyle en Europe. Si la musique électro accompagne ces athlètes qui ne semblent jamais s’essouffler, le spectateur est plongé pendant une heure et demie dans une fabuleuse parenthèse dansante dont l’effervescence s’est sûrement trop brutalement interrompue.

Dans une salle comble, le spectacle se languit de démarrer. Chaque danseur prend un temps pour occuper la scène, le visage fermé et le pas décidé. Le spectateur se concentre progressivement à l’approche de un, de deux, (ou plutôt) de dix garçons et d’une fille. Cette attente presque comique, va progressivement lier les danseurs qui s’étaient éparpillés. Telle une armée de soldats, ils entreprennent une chorégraphie trop dynamique où chaque mouvement est synchronisé avec celui de son voisin. Ce marathon de mouvements semble impossible à interrompre et infini, comme si l’inertie du groupe les engouffrait dans une quête expérimentale nouvelle et qui n’était pas prête de s’essouffler.

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